Comme une envie de manger avec vous !

La Famille au grand air

Dans la Famille Cannatella je demande… les Frères et leur Cousin Jérôme. Et oui toujours et encore ! Cinq ans après le Di Più, Philippe et Serge Cannatella se lancent dans la réalisation d’un vieux rêve : transposer la vision culinaire du groupe au bord de la mer. Emménager sur une plage et y proposer un cadre agréable, festif et gastronomique. Un souhait qui entre en résonance directe avec les envies de Gino, qui se voyaient bien, un jour, cuisiner les recettes de famille en bord de Méditerranée. Avec le galet, les Cannatella ont réinventé la plage du centre-ville, où il fait bon boire et manger. Mais le pari était loin d’être gagné d’avance…

Casser les codes de la plage à Nice

Ancien Galion, ils lorgnait avec leur père et oncle Gino depuis huit ans sur l’emplacement : central, dégagé, lumineux et proche des autres restaurants. Traverser deux rues pour manger, pieds nus, la tête perdue entre la mer et le soleil, une cuisine italienne connue et agréable… La vision de Philippe était idyllique. Mais il fallait la réaliser. Le risque était grand et reposait sur de nombreuses garanties – on ne devient pas propriétaire d’une plage comme d’un appartement. Les travaux se sont révélés énormes : délaissée depuis 35 ans, il a fallu faire table rase de la plage. Et tout recommencer.

Une plage culinaire, à la page, féminine et lumineuse. Loin des modèles posés par Cannes, Saint-Tropez ou Monaco, la plage devait s’imprégner des valeurs et de la philosophie familiales. Encore aujourd’hui, le galet doit incarner l’agréable, un lieu de détente surprenant et décomplexé, où la cuisine côtoie le farniente et l’élégance. « Il fallait casser les codes des plages à Nice ! » La messe est dite.

Sea, Spritz & Sun

C’est la découverte de nouveaux métiers : organisateur de soirées, chef de bar, plagiste… Du petit-déjeuner réparateur après un footing sur la Prom’ aux apéros ensoleillés jusqu’aux soirées tardives – le galet n’est pas la plage d’une seule clientèle. Le groupe découvre le monde des cocktails, des piscines de rosé, du spritz et de la caïpirinha.

Un univers coloré et tendance qui change des traditionnelles cartes de vin, distribuées dans les autres restaurants.

Et la fête dans tout ça ? Pas d’acidcore, de techno ou d’électro déjantée au galet. Mais des sons tranquilles, une culture du smooth, du jazzy et de l’esprit lounge, comme un Buddha Bar à l’esprit sicilien. Les groupes locaux de musique ont aussi trouvé une nouvelle scène où se produire face à un public jeune et adepte de découvertes. Le littoral niçois et la Promenade des Anglais ont trouvé un nouveau pôle d’attraction.

Le restaurant, le bar et la plage des sorties en familles

En fin de compte, est-ce un restaurant ou une plage ? Les deux, mon capitaine ! Et même plus : le concept du galet est de proposer différents formats de détente à sa clientèle. Vous trouvez le plaisir de manger avec la partie restaurant. Le plaisir de la fête et des apéros d’été avec le bar en extérieur. Et le plaisir du farniente et du partage sur la plage. La décoration rappelle un bateau de plaisance avec ses cordages, ses grands panneaux de bois ou sa pergola – bioclimatique s’il vous plaît. Tout droit venu de Milan, le mobilier de plage Atmosfera est conçu pour les familles et couples qui voudraient se lover, avant ou après le repas.

Un sens du détail que les Cannatella ont transposé jusque dans les commodités : des salles de douche aux cabines pour se changer. Le standing est celui d’un hôtel étoilé ou d’un spa de la Riviera. Mais le ticket moyen reste le même que dans les autres établissements. Confort, fraîcheur et propreté ont été les trois piliers du cahier des charges du groupe. « Le galet est pensé pour les familles, les couples, les enfants… Nous sommes tous les trois parents, on a donc raisonné comme un client qui souhaite passer un bon moment avec son clan sur une plage de la Côte. » L’empathie et l’exigence des entrepreneurs ont-elles payé ?

Hier encore, les Niçois n’allaient jamais manger sur leurs plages. La pratique était réservée aux touristes. Et pourtant avec le galet, nous avons reçu le plus beau des compliments : « Monsieurs Cannatella, merci. Vous nous avez rendu la plage. »